NANCY SUBIT LE RÉVEIL DES VERTS

Nancy est toujours l'équipe de L1 qui a obtenu le plus de points à domicile, même si l'OM et l'OL comptent un match en moins. Mais les trois unités perdues face à Saint-Etienne ce jeudi (2-0) risquent de peser cher. Voilà les Lorrains relégués à la neuvième place à cinq points du quatrième, relativement décrochés d'une course à l'Europe dans laquelle les Verts reviennent à grandes enjambées. Alors qu'elle restait sur quatre défaites de suite, toutes compétitions confondues, et qu'elle était privée de Frédéric Piquionne, l'ASSE a pu compter sur un secteur offensif à l'efficacité maximale après la mi-temps. Ilan a ouvert la marque sur une passe en retrait de Pascal Feindouno (55e) avant de lancer Batefimbi Gomis, auteur d'une frappe somptueuse (71e). «Ils ont marqué après des erreurs de notre part, c'est une désillusion», a regretté le Nancéien Sébastien Puygrenier. Une déception d'autant plus grande que l'ASNL a eu de belles occasions, notamment avec une tête sur le poteau de Pascal Bérenguer (54e) et un tir de Landry N'Guemo repoussé par Jérémie Janot (86e).
Mais l'essentiel était ailleurs. Mercredi, il s'était passé quelque chose à Lyon. Quelque chose de très inhabituel. Les quintuples champions de France se sont inclinés sur leur pelouse pour la troisième fois de la saison contre des Girondins de Bordeaux que l'on n'avait pas vu aussi réalistes et appliqués depuis fort longtemps. Un revers qui est le deuxième consécutif en Championnat après Toulouse (0-2), ce qui n'était plus arrivé depuis août 2003. Gerland n'en croyait pas ses yeux : ses Gones étaient menés de deux buts après moins d'une demi-heure de jeu. Francia a transformé un penalty sur une fauche de Vercoutre sur Darcheville (3e) et Micoud a conclu de la tête un joli contre collectif (27e). Moins inspiré qu'à l'accoutumée, Lyon s'est démultiplié en seconde période mais est souvent tombé sur un Ramé des grands soirs. Sur un coup franc de Juninho, Fred a quand même réduit la marque (64e) avant de sortir sur blessure, une nouvelle tuile pour le secteur offensif de l'OL. Milan Baros, entré à l'heure de jeu, prenait donc place seul dans l'axe, sans pouvoir faire la différence. Les Lyonnais gardent 14 points d'avance. Les Bordelais (7e), eux, reviennent dans la course à la Ligue des champions.
A Marseille, il souffle un vent nouveau. C'est indéniable et il n'est ni poussé par le mistral, très puissant dans un stade Vélodrome désespérément vide, ni par la future arrivée du Canadien Kachkar à la tête du club mais bien par la fantastique association entre Ribéry et Cissé, sans oublier l'éclosion de Nasri et le recrutement malin de Rodriguez. Ces fructueuses collaborations permettent à l'OM d'envisager sérieusement une qualification pour la prochaine Ligue des champions. Ce troisième succès consécutif en L1, remporté face à Auxerre (3-1), a été survolé par la classe d'un homme : Franck Ribéry, auteur d'un doublé. Entre Marseille et Paris, le contraste est saisissant. En s'inclinant à Villeneuve-d'Ascq face à Lille (0-1), le club de la capitale vient de traverser dix longues journées de L1 sans la moindre victoire. Une période (ou plutôt un gouffre) aussi désertique n'était jamais arrivée dans l'histoire du club. Paris (17e) a désormais le même nombre de points que Troyes, le premier relégable.
En perdant à Lorient (0-1), Lens a cédé à l'OM sa place de dauphin. Un but de Saïfi juste après le repos a suffi aux Merlus, bien calés dans le ventre mou (12e). Sochaux, inarrêtable fin 2006, avait l'occasion de revenir à hauteur du trio de tête mais les hommes d'Alain Perrin ont buté contre la lanterne rouge Sedan (1-1). Dans la lutte pour le maintien, les Sangliers sont toujours en vie, comme Troyes qui a remporté une victoire très importante face à Nantes (1-0). Une mauvaise sortie de Barthez a permis à Sanz de marquer l'unique but du match. A Nice, ça sent de plus en plus le grillé. Au pied du mur après dix matches sans victoire, les Aiglons n'ont pas réussi à battre Toulouse (0-1) et son Viking Elmander, auteur de son cinquième but de la saison. Le TFC (8e) reste en embuscade pour l'Europe. Irrésistible depuis début novembre, Monaco a été freiné dans son ascension par Rennes (0-2). Jimmy Briand et Etienne Didot ont redonné le sourire aux Bretons. Mené pendant cinquante minutes, Le Mans a pris un bon point à Valenciennes grâce à une égalisation très tardive de De Melo (1-1). - D.M., J.LB.














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