LA QUESTION DU JOUR

L'Olympique Lyonnais est-il injustement traité par la France du football?

Oui38%
Non61%
Nsp1%
sur
L'adresse email semble incorrecte !
L'édition du 7 janvier 2009
L'édition du
7 janvier 2009
est en ligne
Vous êtes ici : Accueil > Football > LIGUE 1

LIGUE 1

28e journée

2006-2007
Agrandir le texte Réduire le texte Imprimer la page Envoyer à un ami l'article

LYON S'EN SATISFAIT, PAS PARIS
Par Xavier COLOMBANI

Visiblement bien remis de sa déception européenne, Lyon concède face à l'OM, à Gerland, un match nul formidable par la manière (1-1) et garde 13 points d'avance sur Lens, qui a dû partager les points à domicile avec le dernier, Sedan (1-1). Les Ardennais ont le Paris-SG, battu par Auxerre au Parc des Princes (1-0), dans leur viseur.
 
Sylvain Wiltord face à trois Marseillais. (L'Equipe)

«Si ce résultat peut aider Albert (Emon)... C'est un entraîneur qui prône un football offensif. J'avais dit que même un match nul nous ferait plaisir.» Réaction étonnante que celle de Gérard Houllier après que Lyon a concédé le match nul (1-1) à domicile contre Marseille. L'OL a mené durant plus d'une heure, du but de Milan Baros, d'une frappe limpide (20e), à l'égalisation tardive de Mamadou Niang (87e), lancé seul devant Grégory Coupet par une déviation de Djibril Cissé. Le Sénégalais aurait même pu donner la victoire à l'OM une minute plus tard sur une percée similaire. Mais il a trop poussé sa balle, gêné par le gardien de l'équipe de France. Coupet et Carrasso ont été les deux grands hommes d'une rencontre où la liste des actions franches égale celles des victoires lyonnaises en début de saison. Car Lyon aurait également pu arracher la victoire dans le temps réglementaire, toujours par Baros. «J'ai beaucoup aimé la réaction de mes joueurs après l'égalisation», en souriait Gérard Houllier. Tout le monde est content donc. Lyon est vivant malgré sa déception européenne. Et l'OM, s'il reste huitième, a retrouvé le chemin du but pour la première fois depuis six matches. «Ce point a été pris avec le coeur, en pleurait presque Emon. C'est parfait !»

Au Parc des Princes, il fallait en revanche être un chien truffier pour trouver le goût du bonheur. Car le PSG n'est jamais là où on l'attend cette saison. On croyait qu'il se battrait pour le titre, ou au moins la deuxième place derrière l'OL, il s'est retrouvé relégable. On l'imaginait alors se rebeller pour conserver sa place en L1. Effectivement, Paris a tout donné face à Auxerre lors d'un match au rythme endiablé. Le coeur n'est pas en cause. Mais la défaite (0-1) le place désormais dans le viseur du dernier. Un tableau aussi simple que tragique. Le match nul (1-1) obtenu par la lanterne rouge, Sedan, chez le deuxième, Lens, place l'équipe de Paul Le Guen seulement deux points devant les Ardennais. Et toujours deux points derrière Troyes, le 17e, alors que la défaite de l'ESTAC contre Valenciennes (1-3) samedi, offrait une possibilité à Paris de ne plus être relégable en cas de succès.

Pour attraper cette victoire, il aurait fallu que les attaquants parisiens soient plus réalistes ou aient plus de chance, ces mots qui résument les centimètres qui séparent une occasion d'un but. Celles du PSG ont été innombrables. Celles obtenues notamment par Pauleta, un tir un poil trop croisé à l'issue d'un beau une-deux avec Gallardo (31e), et un autre sur le poteau (51e), auraient mérité meilleur sort. Le problème est que l'AJA a eu aussi son lot de situations favorables. Mickaël Landreau a brillé mais il n'a rien pu faire sur la reprise de Younes Kaboul après un corner mal renvoyé (41e). Tout comme Charles Itandje n'a rien pu faire sur l'ouverture du score de Pujol pour Sedan dès la 2e minute sur un service en profondeur. Deux minutes plus tard, le même Pujol se retrouvait à nouveau tout seul au coeur de la surface et tirait trop haut en glissant. Le KO avait été proche et il a fallu de longues minutes avant que Lens, plus logiquement, ne lance de longs rushes sur le but sedanais. Un seul aura été concrétisé, par l'inévitable Seydou Keita (30e), dans tous les bons coups et auteur de l'égalisation de la tête. De quoi sauver l'essentiel mais pas ravaler la déception.

BOUTIQUE

L'adresse email semble incorrecte
Cliquez-ici !Cliquez-ici !Cliquez-ici !Cliquez-ici !Cliquez-ici !