LA BONNE SÉRIE DE RENNES
Par David MICHEL et Cédric ROUQUETTE (à Toulouse)

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 OL-VA - Coué : «C'était praticable»Guy Lacombe se souviendra surement en fin de saison qu'au soir de la 16e journée, c'était contre le Paris-SG, son ancien club, que Rennes a occupé seul la deuxième place du classement de L1. La victoire des Bretons (1-0) dimanche soir en clôture de la journée leur permet en effet de devancer Marseille, tenu en échec à Toulouse (0-0), et Nice, dont le match a été reporté, d'un point alors que Lyon compte toujours cinq points d'avance. En cas de victoire, Paris aurait quand même été à la place de Rennes, qui poursuit son incroyable série de 14 matches sans défaite en Championnat. Les protégés de Lacombe ont fait basculer la partie juste avant la pause sur un exploit individuel du remplaçant Bruno Cheyrou (il a remplacé Mbia à la 31e minute), auteur d'un joli crochet et d'une frappe cadrée à 25 mètres (45e). Sur la première période, ce but n'est que justice : vingt minutes plus tôt Pagis a trouvé la transversale sur un tir magnifiquement dévié par Landreau. Si le public n'a pas vu plus de but, c'est en grande partie à cause des deux gardiens, particulièrement en verve. Après le repos, ce fut un festival d'arrêts. Douchez s'est illustré devant Rothen (53e et 88e), Hoarau (82e) et Armand (67e) alors que le portier parisien fut encore impeccable devant Leroy (62e). Le club de la capitale, qui n'a pas à rougir de cette défaite, subit un coup d'arrêt après trois victoires de rang.
Les Verts stoppent l'hémorragie
Il fallait bien que cela prenne fin et c'est arrivé à Marcel-Picot. L'AS Saint-Etienne, qui restait sur une historique et abominable série de sept défaites consécutives, a stoppé l'hémorragie dimanche sur la pelouse de Nancy (2-1). Après s'être qualifié avec un bon nul à Bruges (1-1) jeudi en Coupe de l'UEFA, les Verts ont enchaîné lors de ce duel d'européens avec leur premier succès en L1 depuis le 5 octobre, autant dire le paradis pour une équipe totalement au fond du trou depuis des semaines. Alors qu'ils n'avaient pris qu'un seul minuscule point en déplacement depuis le début de saison, les Foréziens en ont cette fois pris trois, ce qui leur permet de s'extirper enfin de la zone rouge. L'équipe d'Alain Perrin, lequel a décrété vouloir coûte que coûte 17 points à la trêve, est très bien rentrée dans le match avec un magnifique but de Machado sur coup franc (8e). Et juste avant la pause, le revenant David Gigliotti, aligné côté droit, est parti en contre et a envoyé un missile dans la cage nancéienne (42e). Et le cauchemar s'est poursuivi après le repos pour l'ASNL qui a perdu son capitaine et gardien Gennaro Bracigliano, expulsé (53e). La réduction du score de Dia n'a rien changé (75e) et les Lorrains, qui venaient d'engranger dix points sur douze, ont manqué une belle occasion de remonter en milieu de tableau.
L'OM impuissant à Toulouse
Dans le haut du tableau, la L1 est en train de vivre un week-end aussi énigmatique que celui vu en Angleterre il y a une semaine, quand les quatre membres du Big Four n'avaient pas planté un seul but. Marseille, à Toulouse (0-0), a imité Lyon et Bordeaux, déjà contraints à lâcher un point stérile samedi. Pour le spectacle, il y avait deux choses à craindre de cette opposition de style : que le bloc toulousain neutralise la fougue marseillaise, et que l'OM ait laissé quelques plumes mercredi à Liverpool dans son exigeant combat européen, surtout que le onze de départ était exactement le même. Il y a eu quelque chose de ça, avec des nuances. Le bloc toulousain a parfois craquelé au coeur de la première période, mais il a globalement fait le boulot. Quant à la fatigue, elle n'a pas empêché les Olympiens d'avoir le ballon, de faire courir Toulouse et d'imprimer leur rythme à la rencontre. Mais il manquait du jus et du dynamisme à tous ces joueurs - les mêmes titulaires qu'à Anfield - pour aller plus loin, comme l'a montré le face à face mal négocié de Niang avec Carrasso (84e). Le bandage qui enveloppait toute la jambe droite de Koné symbolisait à lui seul le fait que cet OM-là n'était pas au top de ses moyens physiques. Le temps additionnel fut cependant une longue souffrance pour les Violets, qui ont frôlé le penalty concédé à la dernière seconde pour une charge de Fofana sur Koné. Sur les rares tirs ce match engagé, le duel des gardiens Mandanda - Carrasso a bien eu lieu, et il est curieux de constater que l'international A a eu davantage d'occasions de se mettre en valeur (aux 5e, 16e, 49e). Son ancien remplaçant n'eut qu'à jaillir de près dans les pieds de Niang sur un deuxième ballon chaud consécutif à un corner (42e) et à constater le manque d'adresse des attaquants provençaux en fin de match. L'équipe d'Eric Gerets peut aussi regretter trois coups francs mal négociés à l'entrée de la surface (Ben Arfa 23e, Cheyrou 29e, Taiwo 77e).



















