Plusieurs fois, Bernie Eccestone avait exprimé auprès du Premier ministre François Fillon sa préférence pour ce projet afin de remplacer Magny-Cours (Photo L'Equipe). Mais il n'y aura pas de Grand Prix de France près du parc d'attractions Euro Disney, à Val D'Europe en Seine-et-Marne. D'ores et déjà absent du calendrier pour 2009, le Grand Prix de France pourrait donc de nouveau l'être en 2010 puisque le président de FFSA Nicolas Deschaux avait déclaré à la mi-ocotobre que «le seul projet à pouvoir être mis en place en 2010 (était) le projet Paris Val-d'Europe (Euro Disney)».
Sarcelles en pole ? Prost et Lagardère avec Flins ?
Euro Disney devait fournir le terrain, estimant «l'intérêt économique et touristique» réel, alors que Lagadère Sports devait s'occuper du financement, «un peu plus de 60 millions d'euros» selon Alain Prost, qui pilotait le projet. «Malgré la qualité du dossier constitué par les deux partenaires privés et le soutien de Bernie Ecclestone il s'est avéré impossible de trouver un accord avec les autres parties prenantes, dont l'engagement était une condition indispensable, permettant d'aboutir à l'élaboration d'un projet viable», écrit Lagardère Sports dans un communiqué. La raison de cet abandon, décidé mardi d'un commun accord, n'a pas été précisée. 250 habitants du Val-d'Europe, avaient manifesté le 15 novembre pour dénoncer les nuisances sonores et l'impact négatif sur leur qualité de vie.
Le projet Val-d'Europe a longtemps eu une longueur d'avance, notamment en raison de l'intérêt de la FFSA. Le 15 octobre, le comité directeur de la FFSA avait jugé «sérieux et dignes d'intérêt» cinq autres projets pour accueillir le Grand Prix de France en 2010, l'édition. Il concernent le domaine de Ferrières, Flins, Gonesse, Magny-Cours 2 (le seul hors de l'Ile de France) et Sarcelles. Lagardères Sports et Alain Prost pourraient maintenant se tourner vers le projet de Flins, sur lequel travaille le président du conseil général des Yvelines Pierre Bédier (UMP). Pour autant, Sarcelles, le Pole Val de France, annoncé a priori comme le concurrent n°1 de Disney, devient favori. «Nous avons désormais à 99,9% la certitude de disposer des terrains nécessaires», assurait le 5 novembre Jean-Pierre Beltoise, qui soutient ce projet avec le député-maire du Val d'Oise François Pupponi (PS). (Avec AFP)

