L'Olympique Lyonnais est-il injustement traité par la France du football?
| Oui | 38% | |
| Non | 61% | |
| Nsp | 1% |
Ron Dennis a travaillé avec Ayrton Senna entre 1988 et 1993, période durant laquelle le Brésilien a décroché ses trois titres mondiaux. Le patron de McLaren a aujourd'hui dans son écurie une autre pépite, Lewis Hamilton, sacré champion du monde cette année pour sa deuxième saison en F1. Le Britannique est donc très bien placé pour comparer les deux hommes, non pas au point de vue pilotage, mais sur leur personnalité. Et d'après lui, Senna et Hamilton n'ont pas grand chose en commun.
Si Ron Dennis reconnaît que les deux hommes sont animés par la même culture de la gagne qui leur permet de renverser des montagnes, il avoue également que leurs personnalités sont assez opposées : «Avec Ayrton, vous vous demandiez toujours : "Quand va-t-il encore disparaître ?" Il aimait beaucoup rentrer chez lui au Brésil et le faisait souvent. Parfois nous partagions des conversations téléphoniques sans fin, car il pensait sans cesse à comment améliorer les choses. Il faisait une liste de ce qui n'allait pas et essayait de trouver la solution. Il était très méticuleux. Avec Lewis c'est différent, Il passe sa semaine dans les bureaux dans l'entreprise. Il fait de longues heures de simulateur. Comme il est avec nous, je n'ai pas besoin de passer beaucoup de temps au téléphone avec lui, je dois l'avoir deux fois par mois, pas plus. Notre relation est donc très différente.»
«Ayrton était obsédé par la F1, parfois au détriment de sa vie personnelle, ajoute le Britannique, interrogé par le magazine Autosport. Il n'avait quasiment aucun autre centre d'intérêt, à part peut-être les maquettes d'avion. Là encore, Lewis est différent : il a beaucoup d'autres passions comme la musique, il passe beaucoup de temps avec son frère, ou à jouer avec des voitures radiocommandées. Il aime se détendre.»
Concernant les critiques sur l'attitude de Hamilton, que certains trouvent parfois suffisant, Ron Dennis tient à prendre la défense de son poulain : «Il ne cherche pas à passer pour ce qu'il n'est pas. C'est vraiment un bon garçon, qui a beaucoup de respect pour ses adversaires. Il est très proche de certains pilotes, comme Nico Rosberg ou Adrian Sutil, mais il aime aussi rester seul, il est assez indépendant.»

