
Jeannie Longo-Ciprelli (35'52''62) a manqué la médaille de bronze pour moins de deux secondes et échoue à la 4e place du contre-la-montre. La Française ne remportera donc pas de cinquième médaille à Pékin. C'est l'Américaine Kristin Armstrong (34'51''72) qui s'adjuge l'or devant la Britannique Emma Pooley (35'16''01) et la Suissesse Karen Thürig (35'50''99). La deuxième Française, Maryline Salvetat, termine 20e en 37'09''72.
Au départ, «je n'étais pas bien. Je me bats depuis deux jours contre une sciatique à la jambe gauche, le résultat de la course sous la pluie, dimanche. Ca fait des mois que je ne l'avais pas eue. Je suis partie comme à la guerre, en me disant «je vais souffrir». Je n'étais pas à cent pour cent. Quand j'ai su que j'étais troisième au temps intermédiaire, je me suis dit «si tout va bien, je suis dans les dix'», a expliqué Longo.
La championne française avait du mal à digérer cette quatrième place : «Je suis extrêmement déçue. Car je n'ai pas raté ma préparation, j'étais en forme. J'aurais pu faire deux médailles avec de la chance, avec de bonnes conditions de course. Je n'aurais pas eu cette sciatique qui m'a fait souffrir sur toutes les parties en bosse, les faux-plats. En même temps, je suis contente. Mais ça aurait été encore mieux si j'avais fait le bronze.»
Longo ne pense pas à la retraite
Au pied de la muraille de Chine, la Française a perdu du terrain dans les derniers kilomètres. Elle a tout de même espéré pendant plusieurs minutes pouvoir conserver sa troisième place, mais Longo a finalement lâché sa médaille provisoire après la performance d'Armstrong. A bientôt 50 ans, la championne disputait peut-être à Pékin ses dernières olympiades. Mais avec Longo, il faut s'attendre à tout.
«L'âge ? Il faut vraiment qu'on me rappelle que je vais avoir bientôt 50 ans. Je ne regarde pas le calendrier... Cette année, je me suis vraiment bien entraînée, j'ai eu des sensations de puissance, de qualités physiques.» (avec AFP)

