Raymond Domenech a-t-il raison d'affirmer qu'il a changé?
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Le cruel quart de finale perdu face à la Russie à peine digéré, la France se retrouvait dans la magnifique enceinte du Palais National Omnisports jeudi après-midi face à la Roumanie pour disputer le premier de ses deux matches de classement. Au courage, les Bleues se sont imposées après deux prolongations (36-34) à l'issue une rencontre mouvementée où chacune des deux équipes a successivement pris un net ascendant. Elles joueront samedi face à la Chine pour accrocher la cinquième place. Un duel synonyme de fin de carrière pour quatre des piliers de cette équipe de France.
Il y a eu du bon. Du moins bon. Mais de la rage, surtout. Une nouvelle fois incarnée par Véronique Pecqueux-Rolland, impeccable en défense, et éclatante au tir (6/6). La meilleure pivot des JO de Sydney, terriblement déçue après le quart de finale perdu face à la Russie mardi (32-31), a une nouvelle fois su relever la tête, entraîner toute l'équipe dans son sillage, et mis un point d'honneur à rendre une partition remarquable avant de quitter la scène internationale.
«Terminer sur une bonne note»
Elles seront quatre à jouer l'ultime rencontre de leur carrière dans un stade certainement plein à craquer, samedi face aux locales. Quatre à avoir connu les joies et les peines de cette équipe de France. Quatre à avoir notamment participé à l'éclosion du handball féminin tricolore en 1999, au titre mondial de 2003, et à trois Jeux Olympiques au cours desquels une médaille aura malheureusement toujours manqué.
A la Dijonnaise, Véronique Pecqueux-Rolland, s'ajoutent Isabelle Wendling, joueuse française la plus capée (331 sélections), Stéphanie Cano, capitaine courage et héroïne de la finale du Mondial victorieux à Zagreb, et la si préciseuse gardienne de but Valérie Nicolas, une des meilleures au monde à son poste, et «certainement la joueuse la plus talentueuse avec laquelle j'ai travaillé» selon Olivier Krumbholz, entraîneur de l'équipe depuis 1998. «Si je devais résumer ces filles en quelques mots, je dirais qu'Isa, c'est la patronne de la défense et la sagesse de cette équipe. Steph', c'est la patronne tout court, la taulière du groupe. Et Véro, c'est le leader de la combativité. C'est celle qui traverse le pont avec le drapeau pour emmener tout le monde de l'autre côté», a t-il poursuivi, ému. Sophie Herbrecht devrait quant à elle «prendre une pause» à l'issue de ces Jeux Olympiques. «Plus ou moins longue, ça dépendra de (sa) motivation.»
De leur propre aveu, il n'est pas encore l'heure de mettre le costume bleu-blanc-rouge au placard, mais plutôt «de terminer sur une bonne note», ce samedi, en Chine. De rester fidèles à leurs valeurs afin, une fois encore, d'aller chercher à l'envie une cinquième place à Pékin. Et ainsi transmettre de fort belle manière le témoin à une nouvelle génération qui ne demande qu'à les imiter.
Peggy BERGERE, à Pékin

