Revivez en seize images l'année des Bleus.

DEUX ANNEES EN UNE. L'équipe de France a connu, en 2004, l'une des années les plus mouvementées de son histoire. Comme en 1976 ou en 1986, elle a connu un renouvellement de générations brutal. Jacques Santini a accompagné la fin de la génération Zidane jusqu'à l'Euro, marqué par un échec en quart de finale. Raymond Domenech lui a succédé avec la mission d'obtenir la qualification pour la Coupe du monde 2006, avec un groupe rajeuni. Sur ce cliché, les deux hommes supervisent ensemble une opposition entre les A et les Espoirs, dans la première moitié de l'année. (Photo L'Equipe)
16 photos
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16DEUX ANNEES EN UNE. L'équipe de France a connu, en 2004, l'une des années les plus mouvementées de son histoire. Comme en 1976 ou en 1986, elle a connu un renouvellement de générations brutal. Jacques Santini a accompagné la fin de la génération Zidane jusqu'à l'Euro, marqué par un échec en quart de finale. Raymond Domenech lui a succédé avec la mission d'obtenir la qualification pour la Coupe du monde 2006, avec un groupe rajeuni. Sur ce cliché, les deux hommes supervisent ensemble une opposition entre les A et les Espoirs, dans la première moitié de l'année. (Photo L'Equipe)
16SERIE. En allant battre la Belgique (2-0, buts de Govou et Saha, ici en photo) le 18 février à Bruxelles pour son premier match de l'année, l'équipe de France remportait sa quatorzième victoire consécutive, record absolu de l'histoire du football avec le Brésil et l'Australie, qui avaient réussi la même performance en 1997. Ce match se trouvait par ailleurs au coeur de la plus longue série d'inviolabilité de l'histoire tricolore, avec 1088 minutes sans but encaissé entre la réalisation du Turc Tuncay à la 48e minute de France - Turquie (3-2, juin 2003) et la tête de Lampard à la 38e minute de France - Angleterre (2-1, juin 2004), battant un record datant de 1984. (Photo L'Equipe)
16CENTENAIRE. 2004 aura été l'année du centenaire de l'équipe de France, dont l'histoire avait débuté le 1er mai 1904 en Belgique (3-3). Ce fut aussi l'année du centenaire de la FIFA, qui a fêté l'événement le 20 mai par une rencontre amicale face au Brésil loin des promesses annoncées (0-0). Pour l'occasion, les vingt-deux acteurs ont revêtu les maillots de 1904 pendant une mi-temps, la première. Zidane, suant des seaux d'eau, s'en souvient encore. (Photo L'Equipe)
16LA DER. Partie de l'Euro portugais sur un échec comparable à celui de la Coupe du monde 2002, la génération la plus titré du football français a offert un dernier moment incomparable au peuple de France rassemblé devant le petit écran. Le 13 juin, dans un Stade de la Luz plein jusqu'à la gueule, les Bleus renversaient la situation dans le temps additionnel contre l'Angleterre (2-1) grâce à deux coups de patte de génie de Zidane, un coup franc et un penalty. Les faiblesses qui allaient précipiter l'échec des Bleus étaient déjà là, mais peu s'attardèrent sur ces carences. Il y avait l'ivresse. (Photo L'Equipe)
16PASSAGE DE RELAIS. Le 25 juin 2004 à Lisbonne, au stade Alvalade, la France championne d'Europe cède son titre au futur et inattendu vainqueur du tournoi, la Grèce (1-0). Au terme de son plus mauvais match du tournoi, truffé de déchet, de passes et de courses dans le vide, plombé par un manque de réalisme pénalisant alors qu'il était trop tard, la France s'arrête en quart de finale sur une tête de Charisteas. Elle était venue à l'Euro «pour gagner» (Santini) mais n'a pas fait une mi-temps convaincante. (Photo L'Equipe)
16RETRAITES. L'été 2004 a vécu au rythme de la retraite des cadres. Marcel Desailly, l'homme le plus sélectionné de l'histoire (116 sélections), Lilian Thuram (103, comme Deschamps), Bixente Lizarazu (97, juste derrière Blanc) puis Zinédine Zidane (93) annonçaient tour à tour leur renoncement à la sélection, avant Makelele. Des choix plutôt accueillis avec respect par les acteurs du foot français, même si l'impression demeure que Thuram et Zidane, à 32 ans, n'avaient pas tout dit. (Photo L'Equipe, datant de 1999)
16ADIEU QUAND MEME. Contrairement à Michel Platini, qui était parti sur une victoire contre l'Islande au Parc des princes en 1987 (2-0), Zinédine Zidane se décide à quitter les Bleus sur un échec et l'un de ses plus mauvais matches en bleu, contre la Grèce. «L'Euro n'a pas fait ma décision», précise-t-il le 12 août en la présentant comme «définitive». «Même si la plus belle des choses aurait été de le gagner (l'Euro), j'aurais peut-être arrêté aussi. (...) Maintenant, il y a eu 2002, et 2004 a peut-être été la goutte qui a fait déborder tout ça.» (Photo L'Equipe)
16SELECTIONNEUR. Pour succéder à Jacques Santini, deux hommes ont cru leur tour venu. D'abord Jean Tigana (photo), membre du carré magique de 1984 et 1986, disposible, et qui caresse ce "rêve de gosse" depuis toujours. Il bénéficie du soutien de Michel Platini mais le procès que lui intente Fulham - qu'il gagnera - refroidit la FFF. Ensuite, Laurent Blanc, quatre ans seulement après la fin de sa carrière de joueur en équipe de France, se dit prêt à tenter l'aventure. Mais son absence de diplôme effraie le conseil fédéral, qui décide de nommer Raymond Domenech après un exposé vibrant du DTN Aimé Jacquet. (Photo L'Equipe)
16NOUVEAUX. Dans le sillage de la retraite des cadres, Raymond Domenech a largement renouvelé le groupe France, en s'appuyant sur ses dix années de travail à la tête des Espoirs. En six matches, il a fait débuter huit nouveaux (Abidal, Evra, Givet, Squillaci, Malouda, Meriem plus les inattendus Diarra et Mavuba), convoqué deux autres nouveaux qui n'ont pas joué (Frau, Frey) et s'est appuyé sur cinq joueurs à l'expérience embryonnaire (Mendy, Saha, Luyindula, Moreira, Govou). Sur cette photo, Domenech inaugure aussi une nouvelle forme de communication en présentant huit joueurs de la génération 2006 convoqués pour France - Bosnie (1-1). (Photo L'Equipe)
16PATRON(S). Dès sa prise de fonction, Raymond Domenech a indiqué que le leader et capitaine du groupe «en reconstruction» serait Patrick Vieira, déjà 76 sélections à 28 ans, titulaire du brassard à Arsenal et plaque tournante d'une équipe désormais privée de meneur axial. Il fait partie des rares rescapés des succès de 1998 et 2000, avec Fabien Barthez (73 sélections), Thierry Henry (69), Sylvain Wiltord (67) et, jusqu'à octobre, Robert Pires (79), international le plus expérimenté en activité. Jusqu'à présent, ce leadership n'a pas donné sa mesure. (Photo L'Equipe)
16MALAISES. La première partie du mandat de Raymond Domenech aura été marquée par quelques frictions - habitudes trop bousculées, discours pas assez protecteur - dont la plus spectaculaire fut la sortie de Robert Pires dans "France football" le 29 octobre. Le "Gunner" y tenait un discours très direct, parfois au pluriel («on déchante»), jamais entendu sur un sélectionneur depuis les paroles beaucoup plus fleuries d'Eric Cantona en 1988. Pires n'a pas été retenu pour le dernier match contre la Pologne (0-0). Officiellement car il n'est pas au top. (Photo L'Equipe)
160-0. Cela restera le score de la fin de l'année au Stade de France. Contre Israël (photo) et l'Irlande en matches éliminatoires, puis face à la Pologne en amical, les Bleus sont restés muets. Malgré les démentis officiels, ces résultats les mettent en danger sur la route du Mondial et contribuent à entretenir le sentiment de nostalgie. Le dernier buteur français à Saint-Denis s'appelle Zidane. Il avait débloqué la situation le 6 juin contre l'Ukraine... (Photo L'Equipe)
16CHOIX FORTS. A son arrivée, Raymond Domenech s'est donné pour mission de bâtir une équipe «réactive», capable de changer de système de jeu en cours de match. Ses 540 premières minutes dirigées ont donné la priorité à un 4-4-2 au casting mouvant. Sur les 31 joueurs qu'il a utilisés, Gallas, Henry et Squillaci (photo) ont été les seuls à recevoir six titularisations, devant Vieira et Givet (4), puis Barthez, Evra, Pedretti, Saha et Pires (3). (Photo L'Equipe)
16TRICARDS ? Sous Santini comme sous Domenech, certains joueurs peu ou pas utilisés ont fait couler beaucoup d'encre et de salive. Le cas le plus flagrant fut celui de Nicolas Anelka (Manchester City), jamais appelé depuis 2002, malgré des excuses publiques bien pathétiques formulées à quelques semaines de l'Euro. Puis il y eut Johan Micoud, convoqué une fois face aux Pays-Bas (0-0, photo) au titre de sa remarquable saison avec le Werder Brême, mais ignoré par Domenech. Enfin, Philippe Mexès n'est plus revenu depuis mai et son transfert litigieux à l'AS Roma, où il est titulaire indiscutable, mais sous la menace d'une suspension. (Photo L'Equipe)
16PRESIDENT. Claude Simonet, président de la FFF depuis 1994, a annoncé à la rentrée qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat. Un vif désaccord avec Jacques Santini sur le non-renouvellement de son contrat avait placé les Bleus dans une ambiance pesante avant le début de l'Euro. En fin d'année, le renouvellement à la hussarde du contrat avec TF1 pour la diffusion des matches des Bleus jusqu'en 2006 risque de rythmer ses derniers mois de mandat... et le début de celui de son successeur. (Photo L'Equipe)
16TITRE. L'équipe de France des moins de 17 ans est devenue championne d'Europe au printemps 2004, sous la direction de Philippe Bergeroo. Le noyau dur de ces joueurs devrait émerger dans la grande équipe de France pour la Coupe du monde 2010. (Photo L'Equipe)
































