PAS DE MIRACLE POUR LES BLEUS

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 Tous les matches de la tournéeL'Australie reste une terre inviolable pour le XV de France, qui ne s'y est plus imposé depuis 1990. Mais la défaite concédée à Sydney, devant 50.000 spectateurs, était attendue, en l'absence d'une grande partie des titulaires, laissés à la disposition de leurs clubs pour la phase finale du Top 14. Les Bleus, qui comptaient dans leurs rangs deux novices (le pilier droit Benoît Lecouls et l'ailier Alexis Palisson), n'ont pas démérité face à une équipe d'Australie en pleine préparation du Tri-Nations, sous la direction d'un entraîneur néo-zélandais, Robbie Deans, une première.
Les Français, bien organisés en défense, ont réussi à empêcher les Australiens de s'envoler au score dans une première période marquée par un déchet important (10-6). «Nous pratiquons un style différent, aussi bien en attaque qu'en défense et cela ne va pas se faire d'un seul coup, a commenté Stirling Mortlock, le capitaine. Nous avons affiché des progrès mais la clé et de continuer dans cette voie.» Matt Giteau, l'ouvreur des Wallabies, a bien concrétisé l'énorme domination de son équipe par un essai à la 36e minute, aux dépens de Sébastien Chabal. Mais deux pénalités de Dimitri Yachvili, et un échec face aux poteaux de Giteau, ont fait illusion.
Lièvremont lucide et déçu
A la reprise, les Australiens ont fait craquer par deux fois l'arrière-garde tricolore, fatiguée par une longue saison post-Coupe du monde, et 40 première minutes éreintantes. Nathan Sharpe (43e), sur une action partie d'un ballon relâché en touche par Lionel Nallet, puis Rocky Elsom (46e) ont rapidement creusé l'écart. Un dernier essai de Mortlock, sur une passe mal assurée de Damien Traille, a enterré les derniers espoirs français (22-6). Dans le dernier quart d'heure, les joueurs de Marc Lièvremont ont enfin réussi à desserrer l'étreinte des Wallabies, qui ont fait tourner leur effectif. Palisson, dont le duel avec Lote Tuqiri, blessé, a tourné court, s'est offert beau cadeau pour sa première cape (66e), sur une passe de François Trinh-Duc, replacé à l'ouverture après la sortie de Benjamin Boyet. Sa réussite a aussi évité au XV de France de concéder sa plus lourde défaite face à l'Australie. La référence en la matière reste la finale de la Coupe du monde 1999 (35-12).
Après le match, Marc Lièvremont était bien conscient de la différence de niveau entre les deux équipes. «Je retiens d'abord la déception, a commenté l'entraîneur français. Le score est lourd et entièrement mérité. J'ai envie de dire qu'à part au niveau du panache et du courage, on n'a pas vraiment existé puisqu'à la 50e minute, le match était tué. On sait que le haut-niveau se nourrit de petits détails et c'est une somme de petits détails qui font qu'on a pas su rivaliser. En première mi-temps, les Australiens avaient 70% de la possession. On s'est accroché aux branches en première mi-temps et on l'a payé cash en deuxième.» Lièvremont retient quand même «des satisfactions individuelles. Je citerai deux joueurs : le culot d'Alexis Palisson récompensé par un essai, et l'omniprésence d'Imanol Harinordoquy qu'on est content de retrouver.» En revanche, pour le second test, il devra se passer des services de Pépito Elhorga et Lionel Faure, blessés.



















