Raymond Domenech a-t-il raison d'affirmer qu'il a changé?
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| Nsp | 6% |

Marc Lièvremont (photo l'Equipe), l'entraîneur du XV de France, s'est dit frustré après la défaite de samedi (13-34) à Sydney face à l'Australie. «Avant la dernière demi-heure, c'est un cavalier seul des Australiens», a-t-il confessé. Le sélectionneur n'a pas caché que des changements seraient opérés avant le second test match, samedi prochain. Mais reconnaît que «les possibilités sont limitées» et que «le choix sera difficile».
«Quel sentiment domine après avoir revu le match à la vidéo ?
Hier, c'était la déception et aujourd'hui, il y a plus de frustration. Il m'a semblé qu'on avait à peine abordé nos intentions, notamment offensives. On l'a fait à partir de la cinquantième minute. On peut considérer que la dernière demi-heure nous appartient, si ce n'est l'interception sur la passe de Damien Traille. Mais le match était plié. Avant cela, c'était un cavalier seul des Australiens.
Quelles sont les clés de la défaite française ?
A part deux contre-attaques pas trop mal jouées... Dès qu'on est passé par le sol, on a perdu des ballons. On a joué quasi exclusivement devant la défense. On a eu le sentiment que les solutions passaient par les extérieurs. Comme on l'a déjà fait certaines fois pendant le Tournoi, on est allé se jeter en touche. C'est vrai qu'on a jamais réussi à les déstabiliser. On fait illusion au niveau du score à 6-10 à la mi-temps, sans occasions nettes des Australiens mais avec des franchissements de leur part et une grosse dépense énergétique qu'on a payée dès l'entame de la deuxième mi-temps.
Le XV de France n'a pas su concrétiser ses périodes de domination...
On a eu notre part de responsabilité. Les seules balles de contre-attaque, on les a jouées tout de suite au pied et rendues aussitôt. On a été courageux longtemps, on a fait illusion défensivement mais il était inéluctable que l'on craque à un moment ou à un autre. En dix minutes, ils ont marqué dix-sept points. Ils avaient manqué de réalisme en première mi-temps. Et là , ils ont tout pris...
Quels changements comptez-vous apporter pour le 2e test ?
Il y a plusieurs types de changements à envisager. Déjà , ceux que l'on subit avec les blessés (Pépito Elhorga et Lionel Faure, ndlr). Après, il y a des changements de fraîcheur physique pour régénérer un peu le groupe et d'autres, plus tactiques, pour lesquels il va falloir encore revoir le match. Mais les possibilités sont limitées.
A quel type d'opposition vous attendez-vous de la part des Australiens pour ce second test ?
Je pense qu'il y aura au moins autant, sinon plus de rythme. Robbie Deans (l'entraîneur australien, ndlr) fera ce constat, qu'il faut nous mettre dans le rouge. Je ne les vois pas mettre un bémol dans leurs intentions de jeu. Contre l'Irlande, ils avaient joué essentiellement dans les zones proches, autour du N.10. Là , ils sont allés chercher au large pour nous dépasser. Ils ont beaucoup plus entrepris du fond du court avec des contre-attaques de leur arrière.
Les quatre joueurs écartés de la première feuille de match seront à coup sûr présents...
C'est aussi une complication de plus de se sentir obligé d'impliquer les 26, au moins sur une feuille de match. Il y aura un choix difficile à faire. » (AFP)

